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Albert Londres

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En France, c’est l’entre-deux tours de la présidentielle, le moral & la morale sont au plus bas ; l’intolérance profite ‘acidement’ de la crise ; les balles perdues frappent à chaque fois dans le dos ou en pleine tête… Plutôt qu’huiler davantage ce brasier : un billet sur la figure modèle du Journalisme –cette école du civisme ou de l’humanisme, quand il est exercé avec l’intelligence, la dignité & le courage requis :

Le vrai courage est généreux. Il enfante la Liberté.

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Albert Londres - Portrait 00

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Plan :

1. Éléments Biographiques

2. Esquisse Astrologique

3. Astrotypo

4. Liens

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Albert Londres - Portrait 01

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1. Éléments Biographiques

 

Albert Londres est né le 1er novembre 1884 à Vichy ; il meurt le 16 mai 1932 dans l’océan Indien. Journaliste et écrivain français, fils d’un chaudronnier, d’origine gasconne, petit-fils d’un colporteur.

(Le patronyme de Londres aurait d’abord été Loundrès, terme gascon désignant des zones humides ou marécages, puis Londrès.)

Son 1er job en tant que comptable sur Lyon après ses études, puis Paris (1903) avec la publication d’un recueil de poèmes (1904), et vite, des premiers écrits pour les journaux de sa région.

Réformé pour raison de santé en 1914, il devient correspondant militaire.

« Il désire partir en Orient mais la rédaction du Matin refuse. Commencent alors les reportages à l’étranger pour un autre quotidien, l’un des plus lus en France : Le Petit Journal. Errant sur les fronts, il voit, regarde et transmet. À son retour, il couvre la fin de la guerre en France. En 1919, pour ses reportages sur l’Italie, Albert Londres est licencié du Petit Journal sur ordre direct de Clemenceau. »

Les années 20 le voient en Russie soviétique où il parvient à pénétrer, décrire le régime bolchevik naissant (les portraits de Lénine et de Trotski) et raconter les souffrances du peuple russe. L’Asie ensuite, le quotidien du Japon et la folie de la Chine (La Chine en folie) ; les actions de Nehru, de Gandhi et de Tagore en Inde…

Sa notoriété ne cesse de grandir et ses reportages commencent à être publiés sous forme de livres.  Il s’attaque aux bagnes de Guyane, décrivant l’horreur: « son reportage suscite de vives réactions »… Des écrits amenant par leur impact sur l’opinion reforme et fermeture de nombre de ces établissements indignes.

Il s’intéresse aussi au Tour de France (Les Forçats de la route et Tour de France, tour de souffrance), ainsi qu’à la condition faite aux fous dans les asiles insalubres & inhumains (Chez les fous).

Suivent la traite des blanches en Argentine, les vies sacrifiées au Sénégal et au Congo dans la construction des voies ferrées ou les intolérables exploitations forestières… Alors que l’antisémitisme est au plus haut, considéré comme allant de soi, il prend parti dès 1929 pour la création d’un état israélien (Le Juif errant est arrivé).

Il meurt dans l’incendie du Georges Philippar, le paquebot qui le ramenait de Chine en France. Il semblait avoir découvert un grand scandale…

[Le paquebot brûle dans la nuit du 16 au 17 mai 1932, puis fait naufrage. Quatre-vingt-dix passagers, dont le célèbre journaliste Albert Londres, ne pouvant s’échapper, meurent brûlés vifs ou asphyxiés. L’enquête conclura que l’incendie avait pour origine un court-circuit ; toutefois, l’enquête n’éteindra pas les rumeurs à propos d’origines criminelles…]

« Homme curieux et rétif qui observe le monde et transmet ses impressions comme par devoir. Tous ses reportages interrogent les marges du monde, les zones d’ombre. Il dialogue avec les petits, les médiocres, les infâmes. Il investit le quotidien, peint des portraits et des tableaux. Albert Londres lutte au travers de ses écrits contre les injustices, les absurdités et les incohérences du pouvoir ; contre le silence en questionnant et en informant, n’hésitant pas à puiser dans l’Histoire pour expliquer l’actualité… »

[J’ai puisé l’essentiel des data biographiques dans le Wiki ‘Albert Londres’.]

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Carte du Ciel d'Albert Londres

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2. Esquisse Astrologique

 

A/ Force des marqueurs du Mental et de la Communication

– Conjonction Soleil Mercure en Scorpion placée au midi

– Bloc Vierge (Jupiter, Pallas, Cérès, Vénus)

– Souligné de l’axe Gémeaux/Sagittaire

– Puissante Maison IX (selon le système égal) : avec Vénus, Uranus, Junon & Nœud Nord.

B/ Humanisme

– Ascendant Verseau avec Uranus en Balance conjoint Vénus

– Neptune « trigoné » par Vénus, Cérès & Uranus

C/ Courage

– Soleil Mercure en Scorpion au sommet du Ciel

– Lune Bélier sur le Dragon

– Jupiter au double carré de l’opposition Mars/Pluton

On peut noter que le combiné Soleil Scorpion (surtout conjoint Mercure) et Ascendant Verseau, colle très bien avec la profession de grand reporter : l’ensemble mêle en effet l’ouverture, l’intuition et la ténacité.

La Force de la Maison IX (recueillant en Egales, l’Uranus Maître de 1., en plus de la Tête du Dragon), encore soulignée par l’opposition Mars/Pluton sur l’axe Gémeaux/Sagittaire, vient parfaitement illustrer le combat d’une vie pour la Vie, par l’information, l’humanisme, la dénonciation des oppressions, fussent-elles lointaines ou ciblées sur d’autres communautés.

Le combat Scorpion vient défendre ‘bec & plume’ les valeurs Sagittaire & Verseau.

On remarque également l’étoile fixe Becrux (ou Mimosa : de ‘mimique’), alignée sur le Soleil Scorpion d’Albert Londres. Réputée pour donner le sens de l’investigation, l’intuition, l’endurance… Elle accorderait également l’esprit philosophique et religieux, sans pour autant préserver des accidents. A nouveau, on peut constater la capacité des étoiles fixes notables, à synthétiser d’un trait l’essence du Thème natal.

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Albert Londres - Portrait 02

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3. Astrotypo

Dans la lecture des différents influx astraux prêtés aux traits du visage, au moyen de la simple analogie, et en suivant le cap d’une tradition déjà bien ancienne; on constate que bien que le Ciel dans sa totalité marque la physionomie, seuls les influx redoublés parviennent à s’inscrire avec assez de netteté. De même, au fil des portraits et du temps, on remarque que si les Dominantes restent peu ou prou les mêmes, le « podium » qu’elles constituent ne cesse de varier (adolescence, âge adulte, maturité, vieillesse).

Sur les 1ers portraits [portraits ’00’ & ’01’], Albert Londres apparait principalement typé par les faisceaux contrastés Saturne-Uranus & Neptune-Lune. Cet ensemble allonge le visage mais le nimbe également, rendant à la fois « sérieux & rêveur ».

Le cadre est nettement saturnien mais Uranus & le Verseau évasent le front. Saturne & Lune en combinaison encavent quelque peu l’œil; Saturne dessine les sourcils de façon rectiligne et légèrement tombante.

La chevelure comme la barbe doivent beaucoup aux Neptune Uranus cette fois: à la fois foisonnantes & aérées, en fouillis mais orientées.

La bouche est petite, aux lèvres bien dessinées: à la fois réservée et néanmoins « en pulpe »… Elle semble traduire la Vénus encadrée par Cérès & Uranus (Maître de 1.). Une bouche Mercure Vénus encore « pulpée » par Neptune mais détaillée par Cérès…

Sur le portrait ’02’, des années ont passé, la tristesse semble l’avoir emporté sur l’innocence… Saturne est plus net encore (par exemple à la lèvre inférieure déversée, très loin de la bouche en bouton de jeunesse); Mars ou Pluton sont maintenant plus visibles: un écart s’inscrit entre l’étage du regard -encore bien lunaire ou neptunien- et le bas du visage plus rigide et affirmé. Malgré la vue de face, on perçoit maintenant davantage le nez d’oiseau de proie, caractéristique du type Scorpion (et spécialement l’indice du combiné Saturne Pluton).

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Albert Londres - Portrait 03

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Sur ce dernier portrait [03], datant sans doute des dernières années, la vue de profil aide à repérer ou confirmer certaines tendances:

Jupiter & Neptune ont enflé le volume.

L’évasement du front reste très Verseau; tout comme l’incliné et le dessin des oreilles.

L’œil demeure celui d’un idéaliste mais on peut mieux voir le « tombé » saturnien & réaliste (voire pessimiste) du sourcil.

Le reliquat de la chevelure semble paraphraser la combinaison planétaire Saturne (calvitie), Neptune (mousse dense et informe) et Uranus (son ressort incongru) Smile.

On retrouve la bouche aux commissures tombantes (le poids accru de Saturne, gagnant définitivement sur l’air plus enjoué des Mercure-Vénus de jeunesse).

Bien que masquée par la barbe, on perçoit la force du menton (Saturne Mars Pluton…).

Le plus remarquable est le nez: bien qu’étroitement cintré par Saturne, sa courbe et son piqué sont de Pluton, du Scorpion et de Mars.

C’est presque hypnotique de voir et suivre comment l’idéal, la douceur et la force.. l’inspiration, la douleur et la volonté se répartissent au fil des années…

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Citation d’A. L. :

« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

[Albert Londres, Terre d’ébène (La Traite des Noirs), récit, Paris, Albin Michel, 1929.]

Encore modèle idéal & référence pour de nombreux journalistes français. Un prix, depuis 1933 (le Prix Albert Londres) récompense les meilleurs journalistes francophones.

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4. Liens

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Londres

http://www.astrotheme.fr/astrologie/Albert_Londres

Une biographie sur le site internet du prix Albert Londres

Au bagne d’Albert Londres, en version intégrale et gratuite

Albert Londres en terre d’ébène photographies prises par Albert Londres lors de son reportage sur l’Afrique coloniale et commentées par Didier Folléas

– Le journalisme d’enquête, ou journalisme d’investigation

L’incendie et le naufrage du paquebot où Albert Londres disparait. [Photographies]

– L’étoile fixe Becrux [conjointe au Soleil d’Albert Londres]

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Tsilikat

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Russ Meyer

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Le réalisateur des années 60 & 70, célébrant les larges poitrines & les tailles de guêpe, est un Bélier du 1er degré.
Un court billet traquant les motifs d’une œuvre originale dans le ciel de Russ Meyer -l’inventeur du nudie-, et de l’une de ses égéries les plus sculpturales:  Tura Satana… Le tout autour de son film noir & blanc de 1965: Faster, Pussycat! Kill! Kill!

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Plan:

1. Russ Meyer

2. Tura Satana

3. Notes & Liens

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Russ Meyer 01

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1.

Russ naît le 21 mars 1922 près d’Oakland, en Californie d’un père policier et d’une mère infirmière. Lydia, sa mère, d’origine allemande l’élève seule… et bien que mariée à 6 reprises, elle semble l’avoir tendrement couvé.

Il commence très jeune à tourner des films amateurs, pour remporter ses premiers prix dès l’âge de 15 ans, et commence à fréquenter assidûment les shows burlesques : des spectacles érotiques mêlant musique, danse, sketches et strip-tease…

En 1942, il est incorporé dans une unité des actualités hebdomadaires filmées de l’US Army où il développe son savoir-faire. Russ Meyer accoste sur les côtes françaises à Omaha Beach en Normandie, le juin 1944 et filme le débarquement de la IIIe armée américaine.

En 1955, la Playmate du mois de juin (deux ans après la création du magazine Playboy) est une certaine Eve Meyer photographiée par son mari. Il entame ensuite sa carrière de cinéaste improbable et se distingue dès sa première œuvre de fiction, The Immoral Mr. Teas  (en 1959), un film muet de 63 minutes en couleurs, sorte de « Vacances de monsieur Hulot perverti ». Russ Meyer vient d’inventer un genre nouveau, le « nudie ». Le film rapportera plus d’un million de dollars (40 fois son coût de production)… Ce qui le dote adéquatement pour se lancer dans ses prochaines réalisations, dont le fameux Faster, Pussycat! Kill! Kill!

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En 1968, son film Vixen! fait un tel ‘hit’ que la 20th-Century l’engage pour une production studio (ce sera un nouveau succès : Orgissimo en 1970) mais il choisit vite de retourner à ses réalisations indépendantes, mêlant sexe, absurde & violence (jusqu’au délirant Ultra Vixens en1979).

[Wiki Russ Meyer]

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Ciel de Russ Meyer -sans l'Ascendant- avec le Soleil placé au lever

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1.2. Le Ciel de Russ Meyer

Le dessin planétaire est très riche. On note tout d’abord l’opposition de Saturne aux Soleil Vénus sur l’axe du Dragon – propre à suggérer l’idée de frustration affective comme l’abandon paternel par exemple… Jupiter, mêlé à la configuration, donne également à penser au phénomène de (sur) compensation.

L’opposition Lune Pluton -aux multiples carrés des précédents-, tout en soulignant la charge sexuelle, peut déjà introduire au thème de la femme en puissance, violente, sulfureuse ou « froidement » sexuelle (spécialement avec la Lune Capricorne et Pluton Cancer; en plus des liens heurtés avec Vénus, Jupiter, Saturne et le Dragon). Les oppositions croisées Bélier/Balance et Cancer/Capricorne restituant assez nettement cette guerre des sexes… avec Jupiter Balance et Pluton Cancer augurant déjà la femme victorieuse.

La Cérès Scorpion (et secteur solaire VIII.) aux trigones de Pluton/Cancer et d’Uranus/Poissons, nous rappelle au passage à la forte composante sexuelle de Cérès, trop souvent négligée (… la mère de Proserpine et la belle-mère de Pluton!). Également, un possible indice des caractéristiques des films de Meyer: le montage dynamique avec des scènes souvent brutalement juxtaposées…

Le volet fantasmatique est aussi très bien défendu: avec le secteur solaire XII en Poissons autour d’Uranus, ainsi que le puissant Neptune… exalté en Lion depuis le secteur solaire V; trigone Vénus & Mars… et formant un grand triangle de Feu particulièrement volcanique. Cette valorisation d’ Uranus & Neptune -et des Maisons V. & XII-  pointant également la dimension visuelle et cinématographique.

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Russ Meyer 02

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1.3. Brève Astrotypo de Russ Meyer

Les portraits de Russ Meyer n’illustrent que très peu Mars ou le Bélier. Ce sont Jupiter, Neptune & Pluton qui s’y emmêlent. Avec Uranus (l’emportant sur Saturne, notamment sur le front) qui tire son épingle du jeu… Soit les composantes parfaites pour camper ce réalisateur aux œuvres inclassables, entre Sexe, Violence, Fantaisie… & Business.

La Lune & Vénus viennent légèrement « crémer » le modelé, mais Saturne -spécialement visible au menton & à l’implantation des cheveux- parvient à les contenir (sans doute grâce au renfort « cadré » de la Lune Capricorne et de la Vénus martiale en Bélier).

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Approchons-nous maintenant, précautionneusement, de l’une de ses plus célèbres créatures

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Tura Satana 01

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2.

Tura Satana, née Tura Luna Pascual Yamaguchi, le 10 juillet 1938 à Hokkaidō (Japon), est une actrice américaine et ancienne danseuse de cabaret. Le père de Tura était un acteur de films muets, d’origine japonaise et philippine, et sa mère, une artiste de cirque d’ascendance amérindienne et irlandaise-écossaise.

Très tôt formée, elle est violée par 5 hommes à l’âge de 9 ans. Vengeance & violence s’imposent dans son existence, elle s’initie aux arts martiaux, devient chef de gang, se marie dès 13 ans (un mariage arrangé par ses parents), file à 15 ans à Los Angeles, avant de travailler comme chanteuse et gogo danseuse, en tournée, de ville en ville.

Remarquable & remarquée, elle devient, entre autres, intime avec Billy Wilder et Elvis Presley… à propos duquel elle déclara au Psychotronic magazine : « J’ai rencontré Elvis quand je travaillais en Louisiane, il était venu à la Nouvelle Orléans pour le Mardi Gras. C’était un jeune chanteur et il apprécia mon numéro, ou plutôt mes girations, alors je lui ai appris comment faire. Nous sommes sortis ensemble six ou sept mois, mais après il a repris la route et moi aussi ».

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Tura Satana 02

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Le rôle le plus important de Tura Satana reste celui de Varla dans Faster, Pussycat! Kill! Kill!, une femme très érotique et agressive, rôle pour lequel elle a réalisé toutes les cascades et scènes de combat.

Le film devient culte et la critique l’encense encore aujourd’hui. Richard Corliss déclarait que sa performance était « des plus honnêtes, certainement la plus honnête dans les idées de Meyer, et de surcroît la plus travaillée. » Dans le livre Incredibly Strange Films, le critique Jim Morton écrit de Tura : « à la fin du film, elle est surnaturelle ».

[Wiki Tura Satana]

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Tura Satana 03

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2.2. Ciel de Tura Satana

Comme fréquemment au sujet des actrices, artistes, embrassant la carrière avant leur majorité, un doute plane sur son année de naissance (le 10 juillet 1935 ou 1938)… J’ai fait le choix de 1938: avec son bloc Soleil Mars Pluton Cancer faisant face à la Lune Capricorne de Meyer; ainsi que sa Lune Sagittaire postée sur le Mars du réalisateur… (mais les deux cartes possibles présentent beaucoup de similitudes)... Avec l’idée que Tura avait avantage à se vieillir de quelques années lorsqu’elle postulait à son arrivée à Los Angeles. En cas d’erreur de ma part dans ce choix délicat, la carte résultante pourrait tout de même correspondre à la « naissance » du personnage Tura Satana…:

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Ciel de Tura Satana -pour une naissance le 10 juillet 1938-; Ascendant inconnu, carte dressée avec le Soleil au midi.

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Sans vouloir la réduire à sa gigantesque poitrine, l’impressionnant amas Cancer (signe analogiquement relié à cette portion de l’anatomie), ajouté au trigone de la Lune à Vénus, elle-même opposée à Jupiter/Poissons… restituent ensemble assez bien les conditions possibles d’un tel développement.

La réunion des Soleil Mars Pluton en Cancer, illustre aussi très bien son personnage comme sa personnalité de femme dominante. La Lune Sagittaire campant également l’amazone.

On retrouve une forte Cérès, ainsi que les Neptune Uranus valorisés. Les astres du cinéma son trigones et au bisextile de l’amas solaire et plutonien Cancer...

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Tura Satana 04

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3.

Plus  prédation que séduction, il semblerait… Un renversement attendu selon la gravité.

Chez Russ Meyer, la femme est forte, rebelle & violente… quand l’homme est faible,  vil mais  souvent en position « d’autorité ». Le choc imparable tourne au bénéfice de l’héroïne. Cette inversion asymétrique des rôles, des forces & du genre reproduit le mythe des Amazones ; sauf qu’au lieu de raboter le sein & la féminité [pour favoriser la pratique du tir à l’arc, dit-on], c’est la poitrine elle-même, gigantesque, pyramidale, qui décoche les flèches en essaims.

Le brulot critique sur la société de masse américaine, l’hypocrisie petite-bourgeoise, réactionnaire & religieuse se fond dans les canevas mixés du film d’art et d’essai & du porno soft. C’est spécialement le cas du film Faster, Pussycat! Kill! Kill! (un beau noir & blanc shooté au soleil dans la poussière en 1965, avec Tura Satana, alias Varla).

Curieusement, et c’est habile, le format géant des poitrines vient comme amortir la réception de la violence, souvent extrême. Avec de l’humour, souvent, ou bien des effets d’absurde accentués par la juxtaposition abrupte des séquences… Cette violence, dans des scènes paroxystiques, se substitue finalement au sexe. Un procédé scénaristique particulièrement efficace pour se dégager de la censure, et qui s’ajoute à des charges anti-communistes fréquentes, aussi plaquées et ambiguës que politiquement correctes à l’époque…

Contre toute attente, la sauce arrive à prendre ; et sous les ramages érotiques de situations, en plan larges et serrés, on embarque pour une autre dimension, un monde parallèle, plus rythmique et renversant qu’élégant ; mais ou beaucoup sinon tout est possible à chaque nouveau plan.

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Satana, la scène underground du cabaret érotique et des tournées. Sa part importante dans la touche finale des productions de Meyer (pour l’esprit, le style, les références, les accessoires.. et nombre de répliques… toujours en parlant plus spécifiquement de « Faster, Pussycat! Kill ! Kill ! »). La lutte permanente et intense face à la censure dans un contexte d’extrême compétitivité entre studios pour la distribution en salle et le contrôle du marché. La décade de succès autour des Vixen

Le tassement avec l’âge, le temps qui fait que la charge d’inconvenance perd de son sel… n’enlèvent rien à la performance sous tous rapports dans son contexte.

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Liens

I. Faster, Pussycat! Kill! Kill! est un film américain de Russ Meyer, sorti en 1965. (Durée :83 minutes.)

Le film fut tourné dans le désert aux environs de Los Angeles, par une température la journée de plus de 40°C et des nuits glaciales.

Ce film est désormais un classique des films de série B. Des réalisateurs comme Quentin Tarantino ou John Waters n’ont jamais caché leur admiration pour ce film. Waters dit de Faster Pussycat! Kill! Kill! qu’il s’agit du « plus beau film jamais réalisé ». Quant à Quentin Tarantino, il prévoirait de tourner une adaptation du film.

II. Interview with Russ Meyer, by Roger Ebert / February 16, 1969

III. Extrait sur youtube de Faster, Pussycat

IV. Blaxploitation Sky, billet CC en rapport, autour du réalisateur indépendant Melvin Van Peebles, l’inventeur du « trailer », qui usa notamment du « canal » pornographique… pour mieux contourner la censure, dans le but d’une plus libre expression de la communauté noire américaine: le pionnier de la Blaxploitation…

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