Blaxploitation Sky

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La Cosmicaravan est bien pâlotte ; la Blaxploitation vient lui redonner des couleurs.

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Pour approcher le phénomène culturel réjouissant que constitue la Blaxploitation  – genre qui éclot au début des seventies -, je vais procéder en 3 volets : les racines ; les femmes ; et la musique.

A la lumière du Ciel de naissance des différents protagonistes, comme de leurs réalisations majeures, les étapes du raisonnement astrologique qui sous-tendent cette excursion multivitaminée sont les suivantes :

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1. Le signe du Cancer (avec Pluton pour les plus anciens, et/ou Mars avec d’autres planètes pour les générations suivantes) marque le thème des grandes figures de l’émancipation du Peuple noir américain, qui se sont illustrées  – souvent tragiquement –  lors de la décade précédente. Les thèmes des initiateurs du mouvement culturel présentent également cette même empreinte. Ce combiné Cancer/Pluton n’est pas sans évoquer le continent-Mère Africa, la quête de racines des descendants d’esclaves, leur lutte contre le racisme et l’injustice, le ghetto en Amérique du Nord, etc.

(Voir les thèmes de Martin Luther King ; Malcom X ; Melvin Van Peebles ; Richard Roundtree…)

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2. La génération de l’après-guerre (W.W.II.) qui s’apprête à incarner à l’écran les rôles les plus emblématiques du mouvement – en plein essor, juste au milieu des années soixante dix –, est le plus souvent marquée par la présence d’un amas dans le signe des Gémeaux (autour d’Uranus). Cette nouvelle configuration peut être rapprochée de la constitution d’une classe moyenne et de l’influence croissante de la culture noire, via la musique, le sport et le style. L’ensemble vient dessiner avec pétulance les contours d’une atmosphère plus joueuse et jouisseuse, qu’on retrouve dans l’aspect le plus commercial et populaire de la Blaxploitation. L’amas en Gémeaux autour d’Uranus vient aussi résonner avec l’inventivité musicale, son « excitation » électrique, et le bond de la Soul jusqu’au Funk.

(Voir les thèmes de Pam Grier ; Gloria Hendry ; Tamara Dobson ; Richard Roundtree ; Bobby Womack ; Curtis Mayfield ; etc. Les thèmes manquants seront présentés dans les prochains billets.)

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3. Le début des années 70 marque l’entrée d’Uranus dans le signe de la Balance – après son long & sombre compagnonnage auprès de Pluton en Vierge – ; le mouvement psychédélique s’élance, la guerre du Vietnam rencontre une opposition plus massive auprès de l’opinion ; l’image de l’afro-américain commence réellement à changer – même si les noirs souffrent encore de cruelles injustices -, l’affirmation pour leurs droits les plus légitimes prend un tour nouveau, mieux relayé dans la société. Les deux films cultes ouvrant la Blaxploitation (d’abord, celui de Van Peebles ; puis Shaft) sortent au moment où Uranus trigone depuis la Balance, la position qu’il occupait en Gémeaux, dans le thème des acteurs, actrices et musiciens, qui lui donnent précisément sa forme et son allure !

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Ce treillage planétaire & zodiacal où s’alignent les grappes les plus juteuses de la Blaxploitation :

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– Pluton/Cancer

– Uranus & Amas/Gémeaux

– Uranus/Balance

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… N’est bien-sûr pas le seul possible (les positions de Neptune, le signe de la Vierge… offrent aussi des perspectives intéressantes pour aborder le genre) ; mais les exemples les plus célèbres, commentés dans ces billets, le mettaient trop en vedette pour vouloir l’écarter.

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Les Débuts de la Blaxploitation

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Dater avec précision l’émergence d’un mouvement est délicat. Nombreux sont ceux qui ont vu les premiers signes de la Blaxploitation dans des réalisations antérieures, où s’affichaient déjà plusieurs de ses caractéristiques (des personnages de couleur, la Soul avant le Funk, une plus libre expression de la communauté afro-américaine…).

Si l’on s’en tient à sa reconnaissance par un large public, la Blaxploitation commence bien en 1971, je crois, et avec ces 2 films :

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–  Sweet Sweetback’s Baadasssss Song (de /et avec Melvin Van Peebles ; sorti le 23 avril 1971)

Shaft, les nuits rouges de Harlem (de Gordon Parks, avec Richard Roundtree ; sorti le 2 juillet 1971)

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Melvin Van Peebles - shootin

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Dans la suite de ce billet…

Filons donc ces deux pistes : les films, les portraits, les Ciels de naissance et l’astrotypo.

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Astrotypo:

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Les traits du Lion où il tient son Soleil natal, s’estompent sous les influx mêlés de Jupiter & Neptune; la Lune – importante – s’ajoutant à l’effet de la forte occupation du secteur solaire XII, soulignant l’aspect neptunien, légèrement cintré par la force d’Uranus.

Saturne fort (en Capricorne, au quinconce du Soleil et au carré de la Lune) contrarie les forces d’expansion des planètes précédemment citées; Melvin garde la ligne et cultive un « extérieur » sobre.

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Sweetback & Melvin Van Peebles

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Auteur, réalisateur, acteur et véritablement indépendant d’un film d’action aux USA, mettant en scène un héros noir en cavale, parcourant des décors puisant à l’esthétique géométrique renversante des productions porno/psyché de l’époque, au rythme d’une bande son envoutante… Une prouesse qui vaut encore le détour !

Fils du 1er psychanalyste noir ; lui-même, businessman et 1er courtier afro-américain à Wall Street, il ficelle sa production avec adresse, en déjouant très habilement la censure pour avoir les mains libres, présentant administrativement son film comme relevant du porno.

Afin d’assurer la promotion, il invente et lance le procédé des [trailers], ces bandes-annonces musicales au montage haché et rythmé comme des clips, où s’illustrent des musiciens noirs encore inconnus mais bientôt célèbres, et dans lesquels serpentent plaisamment de grosses lignes de basse.

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Melvin Van Peebles - older

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Plus âgé, son visage reflète les traits habituels du combiné Lune-Saturne, aiguisé et dynamisé par Uranus, adouci et « inspiré » par Neptune. Saturne & Neptune ont gagné peu à peu sur Mars & Pluton; Uranus reste en place mais la Lune le mêle à Neptune.

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Le Ciel de Melvin Van Peebles :

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– On trouve la riche conjonction Vénus, Mars Pluton Cancer qui l’inscrit de manière vivante et passionnée dans l’histoire de sa communauté ; située en secteur solaire XII : c’est à la fois le talent visuel et visionnaire, l’exil, et le combat via l’expression culturelle.

– L’amas Mercure, Soleil, Jupiter, Neptune, réparti par moitié, sur 2 signes, la fin Lion et le début Vierge… témoignent autant des capacités créatives & techniques, que de l’ambition ou l’exigence.

– Le précédent est placé au Trigone d’une conjonction Lune Uranus Bélier… qui signe de manière éclatante, l’audace, l’ingéniosité, l’indépendance, le Cinéma et l’originalité.

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Conducteur de tramway à San Fransisco pour un temps, passionné d’astronomie qu’il étudie en Hollande, il travaille en France pour Hara Kiri, il y tourne aussi… Melvin Van Peebles est simplement un homme fantastique !

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Lien vers une passionnante interview de Melvin dans les Inrocks :

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Astrotypo (suite):

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A l’époque du film, Melvin Van Peebles présente une fossette remarquable inscrite sur un menton Saturne-Mars.

Il la doit sans doute à sa conjonction Vénus-Mars comme à sa conjonction Lune-Uranus Bélier (voir l’article sur la fossette)

Le cadre du visage est bien marqué par le rectangle saturnien que conforte également Uranus.

Neptune et la Lune nappent le visage et la peau, et baignent quelque peu l’œil martien, autrement plus enflammé.

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Le Ciel de Sweet Sweetback’s Baadasssss Song :

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– Le thème de la 1ère sortie du film s’articule autour d’un grand Triangle de Terre, augurant sa valeur consistante dans le temps.

– La conjonction Jupiter-Neptune, début Sagittaire… peut s’accorder avec l’importance de l’entreprise menée à bien, avec son impact social et politique, comme avec la nature du canal d’expression : la projection cinématographique. On peut ajouter que  l’opposition de Cérès (astre lui-même placé à l’opposition des Vénus-Mars de l’auteur, depuis le Capricorne) aide sans doute à faire des merveilles avec très peu de moyens : Melvin est en solo dans cette aventure.

– Uranus en Balance, encore vivifié par l’opposition de la Lune, marque selon nous, la naissance de la Blaxploitation : l’expression légitime, originale et libératrice !

(L’opposition répond à la conjonction des deux mêmes astres (Uranus & Lune) en Bélier du thème de Melvin.)

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Ce coup de force ouvre la voie, les grands studios reniflent la piste et l’estiment prometteuse… Shaft va suivre.

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La suite du billet présente :

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– le portrait de Richard Roundtree, incarnant le personnage de Shaft dans le film éponyme de 71, avant de jouer l’oncle du même héros, dans le remake sorti en 2000 avec Samuel L. Jackson ;

– Au passage, la comparaison de leurs deux thèmes ;

– Également, un œil sur les cartes correspondant à la sortie de ces 2 films aux USA ;

– Ainsi qu’une note sur le réalisateur Gordon Parks.

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Richard Roundtree in Shaft - 1971

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Shaft (1971) & Richard Roundtree

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Le réalisateur: Gordon Parks - en 1963

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Brève Astrotypo de Gordon Parks:

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Saturne, Uranus et Neptune sont au rendez-vous sur ce portrait; ces planètes collent d’ailleurs très bien avec  avec le thème d’un réalisateur.

Mars oppose précisément Saturne sur l’axe Gémeaux/Sagittaire; et Uranus , de même, fait face à Neptune dans son thème.

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Remarque à propos du réalisateur :

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Gordon Parks (photographe, réalisateur, journaliste et militant noir américain, né le 30 novembre 1912), – le réalisateur de Shaft et de ses suites -, est d’une autre génération encore ; il échappe en partie au treillage discuté plus haut ; mais son amas copieux en Sagittaire (Mars, Soleil, Jupiter& Mercure), ajouté à son Uranus début Verseau, à sa Lune en Lion, avec ses Saturne & Pluton placés aux deux extrêmes du signe des Gémeaux… Cet ensemble Air & Feu s’articule parfaitement avec le mouvement initié.

On peut aussi penser qu’il était conscient des travers du genre (par ailleurs vivement critiqués comme diffusant une image stéréotypée et dégradante de la communauté noire), notamment : l’accumulation de clichés, la violence, la drogue ou les mœurs légères ; mais, replacé dans son contexte, c’était surtout l’occasion d’exister et de célébrer la vitalité de la culture afro-américaine, en projetant à grande échelle pour la première fois, l’histoire d’un véritable héros de couleur aux USA.

(Son fils, Gordon Parks  Jr. réalise le film Superfly en 1972.)

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Richard Roundtree

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Très brève Astrotypo de Richard Roundtree:

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On retrouve curieusement sur les traits (et dans le thème) de Richard Roundtree, la même force du combiné Lune-Saturne, taillé par Uranus. (Comme dans le cas de Melvin.)

La touche Solaire est cependant plus soulignée, sans doute due au trigone que lance le Luminaire à la pointe de l’Ascendant.

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Richard Roundtree (né le 9 juillet 1942) fut footballer professionnel puis modèle avant de percer comme acteur. Dans la peau du détective privé ‘John Shaft’, il récidive dans les suites : Shaft’s Big Score (en 1972), et dans Shaft in Africa (en 1973). Il joue aussi le rôle d’un esclave dans la célèbre série télévisée ‘Roots’ (en 1977). Sa filmographie complète est bien entendu plus conséquente.

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– Incarner à l’échelle du globe le héros générique de toute une communauté n’est pas sans conséquence sur le plan astral  –

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Ciel de Richard Roundtree

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Le Ciel de Richard Roundtree:

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– Son Ascendant Scorpion, bien relié à ses Soleil-Jupiter en Cancer renvoient bien à l’historique de lutte pour une juste intégration du  Peuple Noir évoqué précédemment.

– Les deux Maîtres de l’Asc.  – Mars & Pluton – culminants en Lion, restituent très bien la figure du héros détective cool et puissant.

– Enfin, l’impressionnant amas Gémeaux (Uranus, Lune, Saturne, Vénus, Mercure) l’inscrivent bien  – de manière soulignée – dans son époque, le plaçant sous les feux d’Uranus, lorsque l’astre transite la Balance, déclenchant la vague Blaxploitation.

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Le Ciel de Shaft, les nuits rouges de Harlem - 1971

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Le Ciel de Shaft, les nuits rouges de Harlem :

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– On retrouve la puissante conjonction Jupiter-Neptune avec laquelle on a déjà fait connaissance sur la carte du film de Melvin ; Jupiter, rétrograde, est repassé fin Scorpion, et correspond mieux avec l’univers justicier et « para-légal » de Shaft ; Saturne en opposition rappelle le défi que constitue cette percée majeure pour l’expression de la communauté noire, dans un contexte social et politique encore extrêmement défavorable aux personnes de couleur.

– Le Soleil et Mercure en Cancer répondent à la fois à la signature « africaine » et au signe solaire de Richard Roundtree – le film sort pour son 29ème anniversaire, le retour de Saturne, un accomplissement majeur dans sa carrière -.

– Uranus, toujours autour du 10éme degré Balance, est au carré précis du Soleil. La Blaxploitation répand ses feux !

– On peut, en outre, noter les aspects noués par la conjonction Vénus-Cérès depuis le signe des Gémeaux, en écho (en plus de Saturne dans le même signe) aux positions de la plupart des acteurs, actrices et musiciens participant aux films de ce nouveau genre, bientôt en plein essor.

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Shaft, les nuits rouges de Harlem bénéficie aussi de la musique et des lyrics d’Isaac Hayes.

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Astrotypo (suite):

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Ce cliché en contre-plongée souligne le bombé très Cancer du front; le « façonnage » en biais et presque vertical des joues – très uranien -; comme la force soutenue par Mars & Pluton du menton saturnien.

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A propos du remake de Shaft (en 2000) avec Samuel L. Jackson :

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Le film sort le 16 juin 2000, est réalisé par John Singleton ; Samuel L. Jackson interprète le rôle titre ; Richard Roundtree, le rôle de son oncle ; Gordon Parks, le patron du lenox Lounge ; Isaac Hayes y fait même une apparition, alors que son thème musical fameux s’entrelace à l’image…

(L’intérêt d’un remake, outre le fait de raccrocher les générations plus jeunes… est d’aider à isoler les marqueurs astrologiques significatifs ! Smile !)

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Ciel de Shaft - année 2000

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Ciel de Shaft (2000)

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– Ce qui saute aux yeux, d’abord, c’est la conjonction Soleil-Vénus-Mars fin Gémeaux, avec Mars effleurant le début du Cancer. On retrouve le clavier Gemini de la Blaxploitation. La Lune en face souligne la conjonction.

– La conjonction Lune-Pluton Sagittaire (avec son lien au signe du Cancer) continue à relayer la symbolique du Peuple Noir, cette fois à la sauce grand spectacle, et sur les canaux plus généreux de la grande distribution.

Neptune & Uranus en Verseau contactent les points clef du phénomène (en Gémeaux & Balance) ; tout en combinant les astres du Cinéma dans le signe favorable à l’expression originale qu’est le Verseau.

– Jupiter, cette fois est conjoint à saturne en Taureau ; la conjonction sextile la Tête du Dragon en Cancer… On peut encore y voir le lien avec le faisceau Africa ; mais aussi le signe de rémunérations plus consistantes pour les acteurs, comme pour les autres intervenants dans le projet…

(On peut également noter que ce nouvel opus intervient 29 ans après le 1er Shaft de 71 : le cycle de Saturne semble présenter une étroite résonnance avec la Blaxploitation.)

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Ciel de Samuel L. Jackson

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Le Ciel de Samuel L. Jackson :

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– En commun avec le Ciel de Richard Roundtree (qui interprétait avant lui le rôle de John Shaft) : le Pluton en Lion (le héros noir, cool & justicier) ; la conjonction Lune-Saturne : l’indice possible d’un milieu difficile… et d’un contrôle émotionnel appuyé.

– Au passage, on peut admirer un grand Triangle de Terre  – gage d’une carrière solide.

– Mais c’est surtout, Uranus en Gémeaux, précisément opposé au Soleil, qui retient l’attention : on retrouve, d’une manière ramassée… le motif astro associé – jusqu’ici –  à l’éclosion de la Blaxploitation.

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Samuel L. Jackson in Shaft

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Brève Astrotypo de Samuel L. Jackson:

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On retrouve encore les formes associées au combiné Saturne-Lune-Uranus; le modelé englobant de Neptune, venant adoucir ou recouvrir Mars, Uranus & Pluton, même si ce dernier apparaît plus clairement sur ce portrait.

Force est de constater que la conjonction Lune-saturne, additionnée d’Uranus, enrobée par Jupiter & Neptune, et venant amortir l’aigu des faisceaux de Mars, Uranus & Pluton, semblent constituer une constante dans le thème et sur le visage des principales figures masculines de la Blaxploitation observées jusqu’ici.

Les vertus de l’expression culturelle, la fiction et les modes de communication élargie qu’elle rend possibles, semblent avoir joué un rôle éminemment bénéfique chez ces différents acteurs au thème puissamment marqué par des influx explosifs.

L’homme pâle a toujours bien du mal à s’imaginer les rigueurs inouïes et les obstacles répétés que doit endurer et franchir l’homme de couleur. Ces quelques lignes, bien que maladroitement, le rappellent.

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Liens:

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Affiches des films Blaxploitation (Superbe!)

– Carte du Ciel de Martin Luther King

– Carte de Malcom X

– Lien Wiki sur Sweet Sweetback’s Baadasssss Song (Précisions sur la genèse de ce film événement.)

Blaxploitation Marathon Merveilleux site présentant les trailers de l’époque: un vrai régal!

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A venir:

Blaxploitation Women

&

Blaxploitation Music


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Tsilikat

À propos de Tsilikat

Astrologue, astrophile, astrocat... de gouttière. ... engagé dans le rébus miroitant des correspondances entre le Ciel & ses reflets, les planètes & l'apparence; le physique, le sensible et la lumière: la Typologie Planétaire. Voir tous les articles par Tsilikat

11 responses to “Blaxploitation Sky

  • Tsilikat

    Hello

    Le prochain opus sur la Blaxploitation sera bien plus glamour:

    – Nous approcherons les Déesses du genre, Pam Grier, Gloria Hendry, Tamara Dobson…

    – Avant de nous plonger, à l’occasion d’un troisième billet, dans les volutes musicales – autre élément jouissif & essentiel de ce genre cinématographique conçu par et pour la communauté afro-américaine dans les années 7O –

  • Tsilikat

    La Blaxploitation comprend aussi un volet littéraire, que je ne vais cependant pas traiter au cours de ma petite trilogie sur ce phénomène culturel aussi bref (moins de 5 ans) que multiple.

    En vrac, on peut citer les romans policiers de Chester Himes, avec ses flics inspecteurs à Harlem; Iceberg Slim (notamment avec son roman « Pimp » qui déménage bien); George Pelecanos (Funky guns)… Je ne les connais pas tous.

    Plusieurs des romans de Pelecanos reviennent en plein dans l’époque, sur la vie de la communauté noire des quartiers populaires, la musique qui passait sur les ondes… Et dans le genre, son style assez « Drive-In », entre scénario & faits divers, fait souvent mouche.

    « King Suckerman » par exemple:

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    Il me reste encore à découvrir les romans de Clarence Cooper ou Donald Goines… (sans doute plus authentiques encore, au vu du destin écourté des 2 auteurs).

  • What’s going on « CosmiCaravan

    […] – Billet Blaxploitation Sky […]

    Un billet CC précédent sur Marvin Gaye.

  • Tsilikat

    Hello

    Je suis bien tenté d’intercaler quelques billets à propos des fabuleux & fabuleuses…

    – Jimy Hendrix,
    – Marsha Hunt et…
    – Betty Davis!

    Tous trois partagent les positions planétaires communes au mouvement Blaxploitation (amas et Uranus en Gémeaux); mais ont tracé un itinéraire musical indépendant; Notamment via leur séjour en Angleterre au début des seventies.

  • Betty Davis Voice « CosmiCaravan

    […] en 45, son amas Gémeaux autour d’Uranus… pourraient la positionner en plein courant Blaxploitation (voir les billets sur ce phénomène culturel des années 70); mais Betty, à l’instar […]

  • Pamela Suzette Grier « CosmiCaravan

    […] débutant en 1971 et s’essoufflant dès le milieu des années 70. Suite au billet Blaxploitation Sky, où j’interrogeai les configurations à la base de ce phénomène, j’enchaîne avec […]

  • Assange… Comme une Image « CosmiCaravan

    […] A propos de 71… les Posts sur la Blaxploitation: 1 & […]

  • Russ Meyer « CosmiCaravan

    […] Blaxploitation Sky, billet CC en rapport, autour du réalisateur indépendant Melvin Van Peebles, l’inventeur du […]

  • Annlor

    Tiens je vais écrire un truc là dedans… Je ne connaissais rien à ce courant avant de lire ces billets, il y a quelques années. Mais là j’ai vu « Django Unchained », de Tarantino et je m’interroge. Shaft serait-il le « ptit ptit ptit fillot » de Django Freeman et Broomhilda von Shaft ? Il me semble que le réalisateur serait bien du genre à faire un truc comme cela, mais il faudrait qu’il soit fan… Penses-tu que la livraison d’un « Jackie Brown » suffit pour le postuler ? ;-)))

  • Tsilikat

    Hello Annlor

    ça me fait plaisir que tu accroches sur ce mouvement, c’est très riche, il y a l’aspect socio politique de l’émancipation mais aussi la constitution d’une culture projetée, jouant du rubic’s cube hollywoodien mais le détournant d’une manière aussi savoureuse que les haïtiens par exemple ont remaquillé le nouveau testament.

    Le volet littéraire est passionnant mais plus sombre et fact to fact, les taulards commencent à écrire, la drogue fait des ravages et le racisme tue au quotidien. Les auteurs noirs réinventent une sorte de polar funky, sensuel mais violent, reflétant un constat social critique, et ce au travers d’un système esthétique très élaboré mais qui reste très lucide.

    Sinon, de façon plus générale, ce mouvement est davantage jouisseur et multicolore..
    Sans doute la note uranienne de l’époque, encore raffinée par son transit du signe de la balance, en plus du trigone à l’amas en Gémeaux des protagonistes… mais la Blaxploitation, sur les plans artistiques (musique, cinéma, mode, danse, livres, etc.), est très joueuse, inventive, naïve souvent, mais aussi très fraiche et « moderne ».

    C’est aussi le pic de la créativité musicale du siècle précédent…

    Sinon moi aussi je pense que Tarantino y fait directement référence, en plus d’y faire déjà lien par le thème même du film (un cow boy noir pistolero, ancien esclave qui fout la pâtée, non sans humour, à ses maîtres indignes, etc.)

    A côté de cela, la cohérence de la trajectoire du réalisateur Tarantino me laisse perplexe, ces films me plaisent mais je ressens quand même un malaise à cause de l’ambiguïté de son point de vue, surtout sur des sujets comme la violence, le nazisme, l’esclavage, le racisme… Cette thématique disons, semble le tourmenter, et artiste oblige, nous offre au passage des films puissants…

    Smile

    Le morceau – Across 110th Street de Bobby Womack, a le chic je trouve, pour restituer le bouquet Cinéma, Musique, Social et 70 de l’époque: un golden age du rêve façon Hollywood, le ventre rond de la classe moyenne, le confort.. mais aussi les ghettos et les accords tacites et ignobles pour créer et exploiter la misère.

    http://www.youtube.com/watch?v=KtzRJgZG98I

    Le meilleur des bandes son de Tarantino puisent dans la Blaxploitation… Le montage haché et rythmé de ses plans, caractéristique de son style, continue aussi de la plébisciter.
    La blaxploitation détournait la culture blanche, la télé, la pub, les héros guindés, l’image de l’ordre blanc… Dans ce process elle a inventé la plupart des procédés et motifs où puise avec joie et bonheur le réalisateur.

    Tarantino détourne aussi mais surtout compose. Sa capacité à conjuguer (ou remixer dans son cas) les seventies approche la maestria des frères Cohen par ex. avec Tarantino davantage sur le film d’action.

    Smile

    C’est bientôt le printemps, prenons de l’avance sur la folie, je prolonge cette délicieuse discussion cinéma -au moment même des 0scars- et follement j’ajoute même que Tarantino, sur ce dernier coup avec Django et l’esclavage mais aussi plus généralement par son style, fait un peu dans la Blax ce que faisait Elvis dans le Rock: C’est super mais il n’est pas noir.
    C’est parfois encore plus étrange mais c’est moins sensuel, plus angoissé… plus « cou de blanc de poulet » que robe de panthère strassée… mais ce n’est que mon feeling.

  • Annlor

    Euh… « accrocher » c’est beaucoup dire. 😀 Cela ne fait juste pas partie de ma culture, et je n’en ai entendu parler qu’à travers ces billets… Mais pendant les scènes de carnage, il fallait bien que je pense à autre chose ! Mes références sur le Sud Profond s’arrêtent à Margarett Mitchell 😀 ou à peu près.
    Mais quand même très d’accord pour dire que la musique des années 70, c’était quand même autre chose. ça reste juste très cool et on ne sent pas dessus le poids de la ringardise. Quel tour de force… 🙂

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