Arte a récemment diffusé un beau théma consacré à Boris Vian, à l’occasion du cinquantenaire de sa mort.
Je veux juste parcourir son Ciel et quelques uns de ses portraits.
Un petit saut sur wikipedia peut rappeler, si besoin, les riches et multiples facettes du personnage:
né le 10 mars 1920, à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine), et décédé le 23 juin 1959, à Paris.
“Il était un écrivain français, ingénieur de l’École centrale, inventeur, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste). À ces multiples talents, il convient d’ajouter ceux de conférencier, de scénariste et de traducteur (anglo-américain).”
Cette naissance en pleine intro des années folles, dans un milieu privilégié, qui va connaître les déboires de la crise financière de 29 (déjà), puis la guerre, avec l’assassinat du père (non élucidé) en 44, sa maladie de coeur, la découverte du Jazz qui rime avec liberté, du monde noir, les caves de saint Germain, l’écriture, les chansons, les traductions, la science-fiction, la pataphysique, après les études et le diplôme d’ingénieur et son travail à l’Afnor, où il est chargé d’établir les normes des bouteilles en plastique…
La crise de la trentaine, la chambre de bonne, son amour de danseuse…
Voyons son Ciel de naissance:

* Boris Vian Map*
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Positions remarquables :
Poissons Uniquement par le Soleil, mais épaulé par de nombreuses planètes en signes d’eau, et par Neptune, exalté en Lion, conjoint Jupiter.
Puissante opposition Uranus Saturne barrant l’horizon.
Ascendant encadré étroitement par Uranus et Vénus (au passage, Vénus la bouche, et Uranus le piston… la Trompinette), et plus généralement, un indice de plus du talent multifacette de Boris Vian.
Mercure (conjoint Chiron, et Cérès plus loin) en Bélier, en plus de la Lune conjointe Mars et le Dragon en Scorpion, peuvent très bien être reliés à la nature des écrits de Boris, à la fois au goût de l’impro, comme à leur caractère audacieux, souvent jugé provocant.
Pluton dans le signe littéraire du cancer, et Uranus à l’Ascendant vont dans le même sens.
Le même Pluton Cancer restitue bien la plongée dans les caves de Saint Germain, la musique et les musiciens noirs, le Tabou, les nuits d’encre pleines.
Le revival en 68 de son œuvre (livres & chansons) dont la jeunesse s’empart, alors que le ciel renouvelle l’opposition d’Uranus & Saturne (des Poissons à la vierge cette fois) et que Pluton confirme la fin du monde des Pères.
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* Boris Vian *
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Sa bouche est un poème neptuno-plutonien étiré par Saturne
Le visage très allongé de Boris Vian dénote bien Saturne, avec le grand front, les longues joues, la mâchoire, le cheveu rare…
L’Eau est également bien visible, l’expression noyée du regard, le modelé des joues (pardonnes-moi Boris) en filet de poissons : Vénus vient ici défendre Neptune toujours plus mystérieux, et difficile à pêcher sur un visage aux traits saturniens.
Ce mélange Eau Terre (Poissons Neptune, Saturne…) crée la distance, une espèce de calme… trompeur :
Mars Scorpion, Pluton Cancer, Uranus Ascendant, jusqu’au Mercure Bélier, viennent expliquer (si l’on regarde la carte) l’impression de détermination, et comme un potentiel létal masqué pour partie (surtout lorsqu’il sourit et que Vénus se montre par sa douceur de trait et par ses fossettes).
La maladie bien-sûr, la lutte contre la mort, et au passage, puisque la vie est si brève, la guerre aux cons… mais le sourire aux lèvres.
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* Boris smiling *
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Pluton est de la partie.
Uranus égaye Saturne, et Jupiter regarnit, élargit…

* Cave à Jazz *
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